mercredi 9 avril 2014

Réparer les vivants par Maylis de Kerangal


Fred Mortagne. Ricardo Fonseca skateboarding in Le Havre - 2005

Le sujet est difficile, les rues du Havre bien grises, et les personnages tellement happés par l'histoire qu'ils en oublient  toute fantaisie. Les phrases sont longues et si imagées qu'elles font parfois tourner la tête et demandent de l'effort. Et puis il y a ces descriptions médicales approfondies, et des digressions sans fin sur des personnages secondaires qui ne font que passer et qui laissent l'intrigue là, en plan pendant des pages.

A priori rien qui ne puisse nettoyer la tête, offrir l'évasion et la sérénité promises dans le titre et donner envie d'avancer dans la nuit pour avaler d'une traite les 288 pages de ce roman.

Et pourtant ça fait l'effet d'une grosse vague de fond qui secoue drôlement et laisse exsangue, mais bien vivant sur le sable mouillé. Et une fois le livre refermé, tous les petits bouts de bric et de broc semblent bien à leur place et le titre prend tout son sens.



Maylis de Kerangal lit un extrait de son livre ici.


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