mercredi 25 février 2015

La vie en plâtre épisode #659 : compte à rebours


Le blog de la vie 0 défaut Le dans La

Un jour ou l'autre on décide de fixer la date du retour au bercail.
Clap clap, applaudissements, danse de la joie.

Enfin
Adieu à l'odeur de plâtre frais du mari rentrant le soir à pas d'heure "après un petit tour à la maison pour voir"
Adieu à la glace à la vanille made in China de la Cafet IKEA qu'on avale en attendant que son numéro passe de "en attente" à "en préparation".
Adieu aux catalogues Lapeyre, aux vendeurs de cuisine, aux rayons carrelage au fond d'impasses mal pavées.
Adieu aux appels de fonds à la banque et aux fournisseurs qui râlent parce que c'est trop long
Adieu aux dialogues mono-tâches, mono-sujets à base de profondeur des placards de cuisine et choix du sol du bureau


(la suite après le saut)

lundi 23 février 2015

Les Bretons sont les Français les plus heureux.. si si

obee Design


Ou bien les deux à la fois.une étude menée par l'IFOP pour le Journal du Dimanche, reprise par le site de TF1 ce soir, place l'Ouest de la France sur le top du top de la banane
Jugez donc :

"C'est en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire que les gens sont les plus heureux. Le Grand Ouest obtient la note de 5,9 sur 10, contre une moyenne nationale de 5,7 sur 10. ... Sur les onze critères pris en compte pour ce baromètre, la Bretagne obtient un vrai plébiscite. La région décroche ainsi la première place en matière d'environnement, de logement, d'équilibre vie privée/vie professionnelle, d'emploi et de salaires, d'éducation, de sécurité personnelle ainsi que pour les liens sociaux"


Des esprits moqueurs ou déprimés remarqueront qu'avec une note de 5,9 sur 10, on n'est pas non plus dans la démonstration d'allégresse, hein. On reste dans une petite moyenne timide. Mais quand même.



lundi 16 février 2015

La petite fille et le temps qui passe


Sempé



Ce week-end j’ai croisé Madame Berthou, cette institutrice dont je me souviens comme de celle qui m’a donné le plaisir d’écrire pour raconter le quotidien.

A chaque retour de vacances, parfois même de week end, elle nous demandait d'écrire une rédaction sur ce que nous avions fait pendant cette absence de la vie de la classe. Je n’ai gardé aucune copie de cette année là, je n’ai fichtrement aucune idée de ce que je pouvais écrire alors, mais je me souviens que cet exercice me faisait toujours un petit bond dans la poitrine et que j’attaquais ma feuille à carreaux comme d’autres mordent dans un éclair au chocolat,  avec gourmandise. 

jeudi 5 février 2015

Un porte clé en forme de coeur de Yosemite



Sur la ligne 3 entre Saint Lazare et Opera.  Il est tôt, il fait froid dehors et chaud dans le métro et le contraste entre les deux donne à tout le monde une tête bizarre et ensommeillée.
Debout au milieu de la rame, emmitouflée dans son manteau noir en peau retourné à capuche, elle attend sereine que la rame s'ébranle et que sa journée commence.
Un manteau noir, des chaussures noires, un casque de cheveux noirs et accroché au sac à main en cuir noir, un porte clé façon cristal de Baccarat taillé en forme de coeur et cette inscription en lettres à l'anglaise : Yosemite.

A des milliers de kilomètres de là, je l'imagine l'été dernier, en bermuda blanc impeccable et t-shirt imprimé, faire une halte à la boutique de ce parc national de Californie et craquer pour un souvenir à 5 dollars vendu par une caissière un peu lasse : un porte clé en plastique transparent dans lequel le soleil se reflète, jetant des éclats dorés sur sa jolie couleur rubis.
Une babiole qui lui fait de l'oeil et qui ira rejoindre les jean's Levis tellement moins chers que chez nous, les sweats Abercrombie et le bidon-de-moutarde-comme-dans-les-fast-food qu'elle va rapporter dans ses valises.
Un souvenir qui, prévoit-t-elle, lui rappellera les bons souvenirs de ce voyage à la découverte du Grand Ouest Américain (avec des majuscules) qu'elle rêvait de faire en famille depuis des années.

Et, de fait, rentrée à Paris, elle a accroché son coeur à son sac à main et depuis, sourit quand son regard tombe dessus, de temps en temps, à la faveur d'un changement de métro, par exemple.


mardi 3 février 2015

La robe Total


Myette Fauchère

On reconnait les petites filles gardées par des nounous africaines à leur garde robe d'été.
Elles ont les cheveux lisses et la peau blanche, des sandales au pied et elles portent fièrement des robes multicolores qui tournent sous le soleil.
Des robes dont les couleurs et les motifs contrastent joyeusement avec leur uniforme d'hiver : rayures-liberty-carreaux-vichy.
Des robes où se carambolent le rose, le marron, le vert anis et le noir. Ou bien le bleu turquoise, le bleu foncé, l'orange et le jaune. Associations invraisemblables vous en conviendrez, et qui pourtant, invraisemblablement, ne piquent pas les yeux.
Avec parfois un visage au milieu, une prière ou un logo. Ou les trois à la fois.
La nounou s'amuse, fière de voir la petite fille avec des robes qu'elle a rapporté de chez elle.
Et la maman s'amuse de voir sa petite fille avec une robe semée de logos Total "parce que mon cousin travaille chez Total".




PS : à l'origine, il y a cet article de M le Monde partagé par Cécile sur Facebook ce soir. Les photos sont de Myette Fauchère et elles sont très chouettes.

jeudi 29 janvier 2015

Le chat, l'aiguille et l'hiver


Buzz feed - 32 photos qui font gloups

Allo Docteur ? Vous avez une minute ? Non mais juste une minute en fait parce que je n'ai pas plus à vous accorder.  Oui je sais c'est moi qui vous appelle mais je me disais que peut-être entre deux petites crises de panique, on pourrait papoter, comme ça. D'accord ?  

lundi 26 janvier 2015

Le photographe



Il y a les photographes de mannequin, "oui c'est bon bébé, séduis moi" qu'on imagine toujours entre deux avions, entre deux shootings sur des plages paradisiaques et dans des lofts du Meatpacking District, entourés de mannequins aux jambes télescopiques et d'assistantes semi hystériques qui frétillent derrière les flash

Il y a les photographes culinaires "waouh regarde moi cette courgette" qui passent 12 heures sur un risotto au safran, à traquer les ombres sur les grains de riz.

Les photographes de fashion weeks aussi qui développent des stratégies quasi militaires pour s'arroger de haute lutte la bonne place au bout du catwalk et sont les seuls à ne finalement pas du tout profiter du spectacle qui s'offre devant eux, à quelques centimètres.

(la suite après le saut)

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