jeudi 29 janvier 2015

Le chat, l'aiguille et l'hiver


Buzz feed - 32 photos qui font gloups

Allo Docteur ? Vous avez une minute ? Non mais juste une minute en fait parce que je n'ai pas plus à vous accorder.  Oui je sais c'est moi qui vous appelle mais je me disais que peut-être entre deux petites crises de panique, on pourrait papoter, comme ça. D'accord ?  

lundi 26 janvier 2015

Le photographe



Il y a les photographes de mannequin, "oui c'est bon bébé, séduis moi" qu'on imagine toujours entre deux avions, entre deux shootings sur des plages paradisiaques et dans des lofts du Meatpacking District, entourés de mannequins aux jambes télescopiques et d'assistantes semi hystériques qui frétillent derrière les flash

Il y a les photographes culinaires "waouh regarde moi cette courgette" qui passent 12 heures sur un risotto au safran, à traquer les ombres sur les grains de riz.

Les photographes de fashion weeks aussi qui développent des stratégies quasi militaires pour s'arroger de haute lutte la bonne place au bout du catwalk et sont les seuls à ne finalement pas du tout profiter du spectacle qui s'offre devant eux, à quelques centimètres.

(la suite après le saut)

vendredi 23 janvier 2015

Un grand bol de Steve


F&O

Il fait froid, c'est le mois de janvier et la perspective de se rouler dans le sable à la recherche d'un peu d'ombre est à peu près aussi exotique que la dégustation d'un éclair au chocolat de chez Jean-François Piège. On sait pas trop à quoi ça ressemble, tout le monde en parle en soupirant et on se dit tous les week ends qu'il faudrait essayer avant de renoncer. Trop loin, trop cher, trop d'efforts.

Pendant ce temps, Steve, lui, peinard, promène son torse nu dans un désert brûlé de soleil, avec ce qu'on imagine très bien être un t-shirt Fruit of the Loom dans la poche arrière du Jeans. Le cheveu décoloré par abondance de rides sauvages au grand vent de l'Arizona, la peau dorée et la moto juste vintage comme il faut, c'est un sans faute, encore une fois.

Ca devient lassant, à la longue.

Mais comme trainer sur le net à collectionner les images qui font soupirer d'aise est une activité pas si moche quand on a les pieds au chaud, je ne saurais que trop vous conseiller le site F&O Fab Forgotten Nobility qui a, comme ici une catégorie entièrement consacrée à Steve.


A la veille d'un week end tout ce qu'il y a de plus banal - et n'est-ce pas après tout très réconfortant cette banalité, une valeur sûre ça ne se refuse pas.



mardi 20 janvier 2015

Ca fait tord



Sébastien Roy



Arthur Cadre est danseur. Et Breton (ce qui n'enlève rien, même s'il est de la Côte Nord, et même s'il habite à Montréal, ce qui est un chouille loin du rail d'Ouessant quand même)

Mais il est aussi contorsionniste, acrobate dans un corps qu'on dirait tout gringalet surmonté d'une bonne bouille.

Le tout mélangé ça fait des chorégraphies au coefficient de waouh indiscutable.








lundi 19 janvier 2015

La vie en plâtre #6 : monomanie



MoMo



Avant dernier épisode de notre grande saga "la vie en plâtre"

Alors que la peinture est sèche dans plusieurs pièces, que la baignoire est plus blanche, lisse, brillante que jamais elle ne sera
Que la bouteille de savon pour les mains Aesop attend de prendre sa place dans la salle de bain tellement design que même le Milk tourne*

Alors que les soldes battent leur plein avec des rabais canons sauf sur tout ce qui manque là maintenant : à se demander pourquoi les planches de chantier, la peinture, les poignées de porte de cuisine et les serviettes de bain en lin lavé nid d'abeille ne connaissent pas de fins de série.

Alors que l'hiver est là, bien là, et les gros manteaux bien au chaud dans le garde meuble, derrière les livres et les Lego. Comme les bottes.

Difficile de couper le fil, de ne pas voir des modèles parfaits d'étagères à la boulangerie, de ne pas s'arrêter la patte en l'air et la truffe humide devant le béton ciré parfait de Decathlon et la tonalité de bleu idéal, là tout de suite, dans le ciel, vas-y vite, prends une photo.
On en connait même qui le soir du réveillon ont pris en photo le siphon du lave mains des toilettes des copains pour le montrer à l'entrepreneur.

Dangereux de se retrouver un soir à la lumière du téléphone, face à un mur tout nu en se disant "et si on laissait ça comme ça ?" "et si on abattait le mur, là, il n'a pas l'air porteur" en se demandant quand même si cette idée de dernière minute ne serait pas le signe d'une attaque fulgurante de l'ivresse du plâtre. Ce syndrome bien connu des rénovateurs en bout de course qui vous fait dire sans sourciller "Si la Damidot peut le faire en une semaine, je vois vraiment pas pourquoi on n'y arriverait pas" avant de réaliser, une fois remontés à l'air pur l'erreur qu'on a failli commettre.

Pendant ce temps, la question "alors, c'est pour quand" vous rappelle le dernier mois avant d'accoucher sans que l'on puisse pourtant être sûr que oui, 9 mois, pas plus, ça ne durera pas plus. Et on hésite à faire visiter le chantier qui pour nous a fait des pas de géants mais où il reste, c'est vrai encore 2-3 (hum hum) bricoles et non, merci ce n'est vraiment pas la peine de faire cette tête là, hein, non mais vous avez vu l'ampleur du truc ?

Et on se prend à rêver de week ends sans saut vite fait à la maison, promis j'en n'ai pas pour longtemps, et finalement le placard, je le vois en 45, pas toi ?






* oui, c'est un jeu de mot épouvantablement snob.

mardi 13 janvier 2015

De tout mon long


Crêpes Suzettes and a camera


Je rentre dans la salle de MJC qui sent un peu le chaud.

J'enlève mon manteau, mes chaussures, j'attache mes cheveux tout en haut de la tête et je m'allonge sur un tapis de gym qui a connu bien d'autres dos que le mien

Et là, en attendant que le cours commence, je ne bouge plus, les jambes allongées, les bras le long du corps, entièrement posée sur la vague mousse, de la tête aux talons.
Je suis allongée de tout mon long et je goute le plaisir de sentir la pression s'évacuer par le sol.

On se s'allonge jamais pour le plaisir de s'allonger.
En général on s'allonge pour dormir. Pour soulager un dos douloureux. Pour lire une histoire le soir. Pour plein de trucs finalement
Mais pour rien, ça n'arrive jamais.


Je me regarde dans le plafond de verre au dessus de mes yeux. Sans lunettes et de nuit, je me vois floue, je me vois flotter.

Le cours commence

Pendant une heure, la voix juste monotone comme il faut de la prof nous guide. Sur le ventre, à genoux, debout, sur les coudes, sur un pied, en équilibre, "inspire par le nez, respire par la bouche", on étiiiiiiiire sur l'expire et on avale le nombril.

Ca ressemble à ce que j'imagine d'un lavage de cachemire en machine, c'est lent mais ça secoue bien les fibres. Et on en sort tout mou et tout doux.










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